Historique

Nous nous sommes efforcés de retrouver l'historique de notre club. Les archives du club sont très parcellaires. Si vous êtes en possession de documents ou d'informations complémentaires, nous nous ferons un plaisir de les utiliser si vous le souhaitez pour enrichir cette rubrique.


   MERCI A TOUS CEUX QUI ONT CONTRIBUE A LA CONCEPTION DE CETTE PAGE.   



                       LE TROPHÉE LACASSAGNE                       

Avant de vous présenter l'historique de notre club, nous vous relatons l'histoire peu commune d'un trophée oublié des décénies...

Au cours de l'été 2014, Hervé Padioleau prend contact avec nous. Ancien du Stade Nantais, il prépare un livre relatant l'histoire de ce club et recherche un trophée institué par la Stade à la mémoire d'un de ses joueurs tué lors de la guerre 14-18, le dernier lauréat serait l'US Thouars en ... 1938. A la vue de la photo reçue, Jean-Marie nous dit avoir déjà vu cet objet et l'exhume du fond d'une malle en osier dans le vieux club, recouvert d'une épaisse couche de poussière.

Henri LACASSAGNE est né le 27 décembre 1883 dans le Gers. Il poursuit ses études à Bordeaux où il passe son bac, ce qui n'est pas commun à l'époque. Après son service militaire au 344e RI à Bordeaux, il continue ses études de commerce, puis tente une expérience sans lendemain en Amérique du Sud. Il brille au sein du Stade Bordelais Université Club (SBUC) aux côtés de son capitaine et ami Pascal LAPORTE. Ils seront Champions de France en 1904, 1905, 1906 et 1907. Il fera partie de la première équipe de France le 1er janvier 1906 face à la Nouvelle Zélande (carte d'international n° 9, comme le poste qu'il occupait contre les blacks).

A la demande de son ami Laporte (qui donna son nom au stade du SNUC implanté Bouleverd des Anglais), il s'établit à Nantes en 1910 et y prend une participation dans une maison d'articles de sport (Coumes et Cie). Il y résidera jusqu'en 1914.

Passionné d'aviation, il organise un match de gala à La Rochelle entre le SBUC et le SNUC. Les bénéfices sont destinés à l'Armée Française pour l'achat... d'un avion. Dès le début de la guerre, il est volontaire. Incorporé comme réserviste il rejoint le peloton des élèves sous-officiers et en ressort avec le grade de Sergent-Major. Envoyé au front avec le 59e RI, il est blessé au bois d'Avancourt en 1915. Après une longue convalescence, il demande à servir dans l'aviation. Jugé trop âgé pour être pilote, il est affecté en 1917 à l'école de tir aérien de Cazeaux, puis à la 46e Escadrille en tant que mitrailleur et s'y couvre de gloire. Une première citation lui est décernée : "Excellent mitrailleur, d'un courage et d'un sang froid au dessus de tout éloge, grièvement blessé au cours d'un combat contre 15 avions ennemis, a bravement surmonté sa douleur et, par la précision de son tir, permis aux appareils qu'il protégeait de continuer leur mission. Ordre général n° 9000 du 12 août 1918."
Hélas, le 14 septembre 1918, dans le ciel de Saint Benoît (Haute Marne), a lieu un combat aérien au cours duquel il reçoit une première balle dans la poitrine. Cette blessure n'est pas mortelle et il continue à mitrailler l'avion ennemi qui s'enflamme et va s'écraser au sol. Mais une seconde rafale tirée d'un autre avion l'atteint cette fois à la tête. Lorsque son pilote parvient à poser l'appareil à St Mihiel (Meuse), Lacassagne a cessé de vivre. Après cette mort glorieuse, le Général Pétain lui décernera une seconde citation : "Excellent mitrailleur, d'un courage et d'une adresse remarquables. Le 14 septembre 1918, au cours d'une mission de protection de bombardement particulièrement difficile, a engagé vaillament la lutte contre 7 monoplaces ennemis et a abattu l'un de ses adversaires. A été peu après atteint très gravement. OG n° 10 812 du 23 octobre 1918."
Le décès annoncé, Mme Lacassagne ne put rapatrier le corps dans leur famille suite à un différend familial lié au moment du mariage avec son époux. La grande amitié du Rugby fit le reste. Pascal Laporte, voyant la peine de son amie décida que son meilleur copain serait enterré dans son caveau familial, au cimetière de la Miséricorde à Nantes.


En 1919, le SNUC décide de créer un Challenge dédié à la mémoire de son héros. Le Trophée Lacassagne est proposé aux clubs de deuxième niveau du Comité de l'Atlantique. En avril 1938, l'US Thouars est qualifiée pour la finale après avoir éliminé Trignac et les réserves de Saint Nazaire et Nantes. Cette finale (dont on ne sait pas encore que ce sera la dernière...) l'oppose au Sporting de Saumur, tenant du titre. A l'issue de la rencontre, les deux équipes sont à égalité 9 à 9. Une partie des points Thouarsais ont été marqués par Krotoff, dont on reparlera dans notre historique.

L'épilogue de ce match, c'est le quotidien Ouest Eclair du 21 avril 1938 qui nous le relate :
« Nous vous avons expliqué la semaine dernière la discussion au sujet de la finale du challenge Lacassagne, à l'issue du match nul Thouars-Saumur : discussion placide pour savoir si le Sporting non battu allait conserver le challenge ou bien si la rencontre allait être rejouée. Nous avions penché pour cette dernière hypothèse. Et véritablement le match aurait dû se rejouer… Mais voici l'affaire définitivement réglée. M. Roussel, l'actif président du Sporting, a déclaré forfait. Il considère que ses poulains furent complètement bousculés dans la seconde partie de cette finale et que par conséquent ils ne méritaient point de conserver le trophée… Ainsi donc le superbe objet d'art doit partir incessamment à Thouars au siège social des Galidie, Clochard, Lambert, Nigoul et Cie. »

Une belle démonstration de fair-play, comme le rugby en a le secret.

L'histoire est belle.
Comme celle d'un homme exceptionnel,
du dénouement de cette finale et du destin du trophée
qui, dépoussiéré trône maintenant dans notre Club House.



             eT MAINTENANT, L'HISTOIRE DE L'UST             


​Dans nos recherches, nous avons été confrontés à des divergences entre nos différentes sources. De même, les orthographes des noms sont parfois différentes. Si vous souhaitez y apporter votre écot ou vos corrections, merci de bien vouloir contacter le club.

La société La Thouarsaise a été fondée le 16 novembre 1905. Elle a fait l'objet d'une déclaration au Journal officiel le 27 janvier 1910 comme association loi 1901. Elle apparaît au Journal Officiel  le 1er septembre, page 1736 et agréée par le Ministère de la guerre sous le n° 4466 le 22 septembre. Son objet était à l'époque «la pratique de la Gymnastique et la préparation militaire». Elle était encadrée par le 125e Régiment d'Infanterie puis le 9e Cuirassier basés à Thouars. Les membres créateurs furent les frères Lelubre et MM. Raguy, Moreau, Métais et Hillaireau.

Il semble qu'elle ait été mise en sommeil durant la première guerre mondiale et qu'elle renaisse sous le vocable Union Sportive Thouarsaise en 1919, les statuts étant modifiés le 30 janvier 1921 en Assemblée Générale sur l'initiative de M. Hillaireau, élu Président dès 1920. Son siège se situe alors au Foyer Laïque et elle a pour but «de pratiquer les exercices physiques et d'entretenir entre ses membres des relations d'amitié et de bonne camaraderie, de développer dans la région Thouarsaise l'enseignement général et l'éducation physique» (article 1). L'article 2 stipule pour sa part: «la société enseignera l'éducation physique, la gymnastique, les sports athlétiques, le Football, le rugby, le cyclisme, la natation, les poids et haltères, la boxe, la lutte, les boules, tous sports en général».


1921 : création de la section Rugby.

On commence à jouer au rugby à Thouars dès 1919, mais de manière confidentielle, il fallait faucher la luzerne avant de pouvoir jouer… La section rugby est formée pour la saison 1921-1922, son Président est M. Hillaireau, Contrôleur des PTT et Adjoint au Maire de Thouars. L'équipe s'appuie sur plusieurs méridionaux parmi lesquels M. Mourre (ancien joueur du Sporting Club Universitaire de France, Champion de France et International), Ingénieur à la Carrière de La Gouraudière.


​L'équipe 1921, de gauche à droite : Moure (Capitaine), Toulouze, Chessé, Nogues, Noirbuisson, Lavault, Gallidie, Drochon, Langon, Léculeur, R. Diacre, Michaud, Clochard, M. Diacre et Lièvre.
D'autres noms sont cités pour l'équipe de cette époque : Champion, Grizaud, Moine, Boulin, Arabeyre, Lambert (ancien joueur d'Agen), Labitte, Touret (ancien de Narbonne), Milhet et bien sûr Hilaireau.

En 1923, Moure quitte Thouars et laisse l'équipe un peu désemparée. En 1924, Chessé (ou Chessé?), ancien Gad'zart revient s'installer définitivement à Thouars et reprend l'équipe en mains avec Hillaireau. À cette époque, les joueurs sont : Gallidie (mécanicien à La Gouraudière) ; Drochon (employé aux Nouvelles Galeries) ; les frères Toulouze ; Nogues (plâtrier) ; Noirbuisson (mécano) ; Lavault (droguiste) ; Léculeur (quincaillier) ; les frères Diacre; Michaud, Moinet, Audelan, Paul et les frères Méritet (Chemins de fer); Papin et Lièvre (munitions); Voisine (quincaillier); Touret (agriculteur à Tourtenay); Despret (électricien); les frères Boucabeille; Clochard (plâtrier); Girard (Professeur); Magaud (carrossier); Cousin (Transporteur); Céreijo; Larisse; Ardouin (garagiste à St Martin) et Boudeau (entrepreneur en peinture). Certains de ces joueurs se voient attribuer des surnoms évocateurs tels «Le Mâle» ou «La Sicotte».
Cette équipe ne tarda pas à remporter le Championnat du Comité de l'Atlantique dans sa catégorie.

A la recherche d'un terrain de sports.

La première difficulté rencontrée fut de trouver un terrain pour la pratique du Rugby et de l'Athlétisme. Un premier choix s'avéra impossible car le terrain visé rue Lamartine nécessitait l'arrachage d'une vigne, ce qui à l'époque était impensable… On se tourna alors vers le pré du Clos Imbert (là où se trouve aujourd'hui le terrain de Camping) cette hypothèse ne fut pas retenue, le terrain étant inondable. Le Conseil Municipal trouva enfin une solution : le Conseiller Chauveau (de La Folie) offrit de louer un champ de luzerne qui se situait à peu de choses près là où se trouve aujourd'hui le Stade Municipal.

Aménagé par la «Société Anonyme Thouarsaise d'Encouragement aux Sports», le «Parc des Sports» est inauguré le 29 juin 1924 en présence de Monsieur Chacun, Député Maire de Thouars ; Monsieur le Sous-préfet de Bressuire ; Monsieur Héry, Sénateur ; Messieurs Jouffrault, Demellier, Goirand et Richard, Députés des Deux-Sèvres ; Monsieur Ménard, Conseiller Général… Au programme de cette journée on trouve des défilés de fanfares (le matin de la gare à la Place St Médard et l'après midi de l'Hôtel de Ville au Parc des sports). Là le public peut assister à des démonstrations de Gymnastique auxquelles participent les Clubs de Thouars, Parthenay, Loudun, Saumur, Montreuil-Bellay et Cholet. Au programme, on trouve aussi des compétitions de Tir et lâchers de pigeons et l'après midi est clos par un concert. La journée se terminera Place du Château avec des ballets, des acrobaties et un concert philharmonique accompagnant les illuminations de la Place.
Les sièges successifs de l'UST Rugby seront l'Hôtel des Voyageurs, le Café de l'Étoile, le Café des arts, le Café de la Paix, le Café de la Ville, le café du tonneau, l'Union et enfin depuis 1994 le Club House du Stade Municipal.

Les Présidents successifs seront Messieurs Hillaireau, Poirault, Naudon, Jean Devaux de 1937 à 1963, René Chauvin de 1963 à 1968, Gabriel Mahiet, Pierre Hameury et Maurice Soulat de 1968 à 1971, René Rigot de 1971 à 1988, René Dumerchat de 1988 à 1992, Yvon Reau de 1992 à 2001, Jean Yves Ruault de 2001 à 2012 et Philippe Toumit depuis 2012.


​On peut résumer l'histoire sportive de l'UST en quatre périodes : de sa création à la seconde guerre mondiale, les années d'occupation, de 1945 à 1981 et de 1981 à nos jours.

​Les premières années, le rugby est encore confidentiel dans notre région et le nombre de clubs est limité. On nous rapporte néanmoins quelques empoignades avec les voisins de Parthenay "viriles et passionnées mais se terminant toujours autour du verre de l'amitié…" selon une chronique de l'époque.
Le Club appartient alors au Comité Atlantique et participe au Challenge Lacassagne. Les figures marquantes de cette période seront Constant Bagaud, Louis Mouchot, Pierre Boudau… Ces hommes fidèles à leurs couleurs resteront toujours à l'UST, Pierre Boudau portant le maillot pendant vingt-six saisons et ne raccrochant les crampons qu'à 43 ans.
En 1939, arrive Farge, ancien international militaire en provenance d'Aurillac pour renforcer l'équipe dont le Capitaine est Krotoff. Ce dernier laissera un souvenir dans tous les milieux sportifs puisqu'il fut l'inventeur du célèbre Dolpic, pommade chauffante utilisée par tous les sportifs pendant de nombreuses années. Son fils Gérard sera international militaire avant de devenir le Président du Paris Université Club des grandes années.
Les années noires de l'occupation.
Après l'invasion allemande, l'équipe est décimée, certains joueurs étant prisonniers ou ayant dû s'éloigner de Thouars. Cependant on reprend à jouer dès septembre 1940. Les rencontres sont des matches amicaux face à l'ASPO Midi, le CS Paris Sud Est, les Girondins de Bordeaux, le Vélo Sport Nantais, l'US Métro Paris, le SC Angoulême. Ces rencontres furent l'occasion pour les thouarsais de remporter quelques victoires face à de grandes équipes et de créer des contacts avec ces clubs. En général, ils arrivaient à Thouars le samedi après midi et profitaient d'un bon dîner et d'un repas copieux le dimanche avant le match.
Ils repartaient le dimanche avec quelques sacs de provisions offerts par les locaux, les restrictions étant un peu moins strictes à Thouars que dans les grandes villes. Certains joueurs ont aussi pu élever leur niveau de jeu au contact de ces équipes : Henri Soulat, Pierre Boudau, Marcel Moinet, Pierre Cereijo, Pierre Hardoin, Raoul Clochard, Pierre Hameury, entraînés par un ancien toulonnais, Fernand Raynaud qui tenait un café en ville.
L'UST elle aussi paya un lourd tribut au conflit mondial, deux joueurs, Marcel Marolleau et Maurice Bonneau disparurent victimes de la barbarie nazie.
L'équipe réserve 1941-1942:
Debout de gauche à droite :
M. Soulat, Rodier, Cartier, P. Bonneau, J. Goussé, Rainteau, ?, Lescure, R. Quillet, Bodin.
Accroupis de gauche à droite : Gouin, Aury, Roux, Courtin, Rossard, Marolleau, Bernard, Olliveau.

Après les heures difficiles, le club Thouarsais ne tarde pas à réaliser ses premières performances.
Au mois d'août 1945, l'effectif du club est de cinq dirigeants, vingt-cinq seniors et quinze juniors. L'entraîneur de l'époque est Rougevin, l'équipe évolue en Promotion d'Honneur Régionale au sein du Comité du Poitou.

Demi-finale du Championnat de France.

​Le 14 avril 1947, au Stade du Musard à Bègles, les bleus sont opposés aux Catalans de Port Vendres en demi-finale du Championnat de France de promotion d'Honneur. C'est le toujours jeune Pierre Boudau qui conduit les troupes Deux Sévriennes. Le match est très serré et les Méditerranéens l'emportent dans les ultimes secondes sur le score de 9 à 7, sur un essai «contestable, accordé par l'arbitre après un long moment d'hésitation» selon les observateurs de la presse bordelaise… Le dimanche suivant, Port Vendres deviendra Champion de France.
Le début des années 50 voit l'arrivée au Club de méridionaux en provenance d'Aquitaine et du Roussillon. Sous la houlette successivement des entraîneurs Rougevin, Ricard, Oms, l'UST évolue en Honneur Régionale pendant environ deux décennies.
En 1968, alors qu'elle vient de s'adjuger le titre de Champion Régional Honneur, l'équipe est décimée. En effet, la fermeture d'une usine à Thouars entraîne le départ d'une dizaine de joueurs. Le coup est dur et on est à la limite de l'arrêt du Club. Sous l'impulsion de Jean-Claude Labadie, on reconstruit et le club se maintiendra en Honneur.
Fin des années soixante-dix, c'est Francis Lartigue qui prend en main les destinées de l'équipe fanion comme entraîneur - joueur. Il met en place les structures qui sont encore en place aujourd'hui. Ces efforts sont récompensés le 26 avril 1981. En 1/32e de finale, les hommes du Président Rigot, emmenés par leur Capitaine Jeff Ruault s'imposent 18 à 13 face à Mauriac et gagnent leur billet pour l'accès au troisième niveau national pour la première fois dans l'histoire du Club.
Francis Lartigue quittera bientôt les rives du Thouet et connaîtra d'autres grands moments rugbystiques. En 1991, il deviendra Champion de France avec Bègles dans une équipe où jouaient Simon, Moscato et un certain Bernard Laporte.

L'équipe de l'accession à la Fédérale 3 en 1981:
​(Photo prise le dimanche suivant avant le 1/16e de finale gagné face à Negrepelisse).
Debout de gauche à droite : Pierre Fournier (Kiné), René Rigot (Président), Roger Marchive (Dirigeant), Patrick Oudoul, Robert Gagnaire (Dirigeant), Philippe Chevallereau, Paul Prest, Jocelyn Delavault, Jean-Yves Ruault (Capitaine), Paul Girault, Joël Guitton, Jean-Claude Drillaud, Patrick Martineau, Alain Péronnet.
Accroupis de gauche à droite : Valentin Ventana (entraîneur équipe 2), Eric Robin, Thierry Marchive, Francis Lartigue (entraîneur joueur), Jean-Loup Suze, Jean-Michel Hébert, Jean-Michel Barcella, Jean-Louis Bos, Francis Moine, Jean-Marc Chabosseau.
Absent sur la photo : Gérard Morisseau, blessé lors du match décisif.


De la Fédérale 3 à la Fédérale 2.

​Les premiers pas en national sont très prometteurs et les bleus s'habituent très rapidement à leur nouveau standing.
Pour leur première saison 1981-1982 en Fédérale 3, les Thouarsais apprennent à voyager au loin avec notamment quatre clubs de la région Parisienne, Vannes et Saint-Nazaire dans leur poule. Apprentissage vite assimilé puisque ce premier exercice s'achève par une qualification pour les phases finales et l'élimination par Vierzon en 1/32e.
La saison suivante, Francis Lartigue quitte Thouars et il est remplacé comme entraîneur par le trio Marchive, Vouzelaud et Ruault. Les deux années suivantes, les bleus échouent d'un rien dans le match décisif pour la montée en Fédérale 2. En 1983, après avoir terminé premiers de leur poule, ils sont défaits 4 à 3 par Port Sainte Marie après avoir écarté l'AS Bayonne. En 1984, ils s'inclinent 7 à 6 contre Tours après avoir battu Lille. Les années suivantes, ils se qualifient presque systématiquement pour les phases finales sans toutefois être en posture de disputer un match pour la montée.
De 1995 à 2002, chaque saison est sanctionnée par une qualification pour les phases finales du Championnat de France. En 1998, le Club est honoré par deux distinctions décernées par Midi Olympique: l'UST est désignée "Club de l'année" au niveau régional et Thierry Dufermier est élu "entraîneur de l'année de Fédérale 3". Pendant cette période, une seule opportunité d'accéder au niveau supérieur échoue face à Lavaur (22-18).

Des juniors en pointe eux aussi.
En 1991, c'est l'équipe Juniors qui porte haut les couleurs Thouarsaises. Demi-finalistes du Challenge national Balandrade, ils remportent le Challenge des Provinces face aux Audois de Quillan.
L'équipe fanion redescend en Honneur en 1992 et ce sont ces mêmes jeunes qui trois ans plus tard la feront remonter en Fédérale avec une équipe composée en majorité de joueurs issus de la formation. Cette année de remontée en 1995 voit aussi les Cadets accéder aux demi-finales du Championnat de France "Cadets B".
La saison 2002-2003 s'avère très difficile et marqué par la malchance. On compte en effet pas moins de 17 blessés au cours de la saison et la sanction tombe : c'est de nouveau la descente en Honneur Régionale. Il s'en suit de nombreux départs et les frères Hébert sont obligés de reconstruire un groupe. La première saison se termine par un billet pour les phases finales et une élimination dans le match décisif pour la montée face aux Lot et Garonnais d'Aiguillon. Ce n'est que partie remise, en 2005, sous la houlette de Frédéric Ribreau, l'équipe termine en tête du Championnat et accède ainsi directement, laissant toutefois échapper le titre de Champion Régional en finale face à Puilboreau.
Il ne faudra que deux ans aux entraîneurs Jean-Michel et Philippe Hébert, Frédéric Ribreau et Stéphane Durand pour connaître la consécration et gagner le billet pour la Fédérale 2 au terme d'une saison presque parfaite. Le 25 mars 2007, une victoire 20 à 6 face au Rennes Étudiants Club écarte le dernier rival et comble de bonheur le public du vieux Stade Municipal tout acquis à la cause des bleus.
Vingt-six ans après avoir mené ses troupes comme capitaine, Jeff Ruault devenu Président du Club connaissait la joie de franchir un palier supplémentaire. Une nouvelle page à écrire dans les annales d'un club bientôt centenaire…
Les héros du match de la montée face à Rennes le 25 mars 2007 :
1er rang de gauche à droite : Damien Callard, Maxime Jacquet, Christophe Callard, Rudy Gonzalez, Paul Carpentier, Narcisse Rimbault, Stéphane Dupré, Julien Ventana, Charles Kandé, Jean-Michel Hébert (préparateur physique).
debout de gauche à droite : Jean-Yves Ruault (Président), Mme Joëlle Coignet (sponsor), M. Jean-Marie Morisset (Président du Conseil Général), Tomasz Hebda, Olivier Grondain, William Bertrand, Gaël Boissinot, Adrien Richard, Ludovic Junius, Julien Martineau, Vincent Pérochon, Eric Fabien, Stéphane Durand, Pierre Rivault, Philippe Hébert (manager général), MM. Philippe Fonteneau et Pierre Leylavergne (sponsors), Alain Roux (vice président), Frédéric Ribreau (entraîneur), M. Xavier Bichon (sponsor).


2007 - 2008 : l'apprentissage.

Pour leur première expérience en fédérale 2, les bleus jouent en poule 1 avec Lille, Arras, Marcq en Baroeul, Clamart, Suresnes, Orsay, le PUC, Blois, Vierzon,  Saint Pierre des Corps et La Roche sur Yon.
Après un départ laborieux (4 défaites face à Vierzon et Marcq à domicile et à Arras et Blois), un premier succès à la maison contre Orsay redonne de l'élan et le dimanche suivant, c'est l'exploit à Paris la Cipale, les Parisiens nous prennent un peu de haut et nous l'emportons 19 à 13... (l'UST sera d'ailleurs la seule équipe à infliger deux défaites aux étudiants). S'en suivent une série de matches avec des hauts et des bas (en particulier deux défaites contre La Roche). A une journée de la fin, l'UST est en position de relégable et va jouer sa survie à St Pierre des Corps qui ne compte q'un petit point d'avance. Match couperet : le vainqueur reste en F2 et le battu descend. Il fait très chaud ce 4 mai, les bleus sont crispés en début de rencontre et sont menés 9 à 3 après 20 mn. Ensuite, la confiance revient, le jeu aussi et le pack de fer remet le bleu de chauffe. Après un drop de Rudy Gonzalez, Pierre Olivier Bonneau marque un essai et le transforme juste avant la pause : les bleus passent devant 10 à 9.
En seconde période, la domination des thouarsais est constante et Rudy par un nouveau drop puis un essai et PO par une pénalité assurent l'essentiel : Thouars se maintient et St Pierre retrouve la F3 avec La Roche et Orsay alors que Lille termine premier.
​L'équipe 2007 - 2008:
1er rang de gauche à droite :
Kevin Dumont, Pierre Olivier Bonneau, Christophe Callard, Baptiste Hébert, Narcisse Rimbault, Paul Carpentier, Didier Bonnet, Julien Girault.
2ème rang de gauche à droite :
Damien Callard, Adrien Richard, Vincent Pérochon, Alexandre Ruault, Jean-Yves Ruault (Président), Julien Ventana, Abdelhak Hamda, Olivier Reynaud-Sue.
3ème rang de gauche à droite :
Philippe Hébert (Manager général), Olivier Grondain, Tomasz Hebda, Julien Berthillier, Charles Rigaudy, Yannick Bouchet, Julien Martineau (capitaine), Eric Fabien, Gaël Boissinot, Stéphane Durand (entraîneur lignes avant), Frédéric Ribreau (entraîneur lignes arrières).



​2008 - 2009 : année laborieuse conclue par un nouveau maintien.

​Les thouarsais se retrouvent à nouveau en Poule 1 avec comme l'année précédente Clamart, le PUC, Blois Vierzon et Saint Pierre des Corps repêché de dernière minute. Dans cette poule, on retrouve aussi Tours et Poitiers, relégués de Fédérale 1 et qui font figure d'épouvantail. L'Aigle, St Maur et Maisons Laffitte complètent le groupe. Cette année est aussi celle de la mise en place des bonus offensif (3 essais de plus que l'adversaire) et défensif (défaite par moins de huit points d'écart).
Lors de la première journée, les bleus s'inclinent au stade municipal sur le score sans appel de 13 à 45 face à l'ogre tourangeau. Les hommes d'Indre et Loire feront par la suite cavalier seul, remportant leurs 22 matches de poule, empochant au passage 12 bonus offensifs. Ils terminent bien sûr premiers avec 24 points d'avance sur leur dauphin Poitiers.
Les bleus ont une entame difficile, ils s'inclinent à nouveau à domicile lors de la deuxième journée contre Blois (10-12), puis à Rennes (15-13). C'est lors de la quatrième journée qu'ils enregistrent leur premier succès 12-10 contre le Poitiers de Fred Ribreau, Stéphane Durand, Charles Kandé et Tomeck Hebda pour leur retour au stade municipal. La suite des matches aller est marquée par deux contre performances à domicile contre L'Aigle et Maisons Laffitte, à chaque fois de un tout petit point puis Vierzon de 6 points. A chaque fois, il y a bonus défensif, mais cette série de défaites plonge les bleus dans les profondeurs du classement à l'issue des matches aller où on enregistre deux victoires à l'extérieur à St Maur et Clamart, les deux derniers de la classe. La deuxième partie est plus favorable avec un premier bonus offensif contre Rennes lors de la 15e journée, puis un second contre Clamart.
L'histoire se répète, avant la dernière journée, l'UST est 9e du classement avec 35 points, derrière L'Aigle, 38 points et devant... St Pierre des Corps 32 points. Pour cette dernière journée, tout se joue contre St Pierre encore une fois. Cette fois, c'est à domicile, un match nul suffit aux hommes de Julien Martineau, en cas de défaite, c'est le retour en fédérale 3. Il fait très beau ce 3 mai et c'est sans trop de suspense que les bleus l'emportent sur le score de 17 à 8 grâce à 2 essais de Damien Callard et Alexandre Ruault et 2 transformations et une pénalité du Sud Africain Swanepoel. Les bleus ont fait toute la course en tête et les visiteurs ne sont revenus qu'en fin de match sur un essai à 10' de la fin.
Dans le même temps, L'Aigle s'incline au PUC et les Thouarsais terminent à la huitième place. Tours monte en F1 (il sera rejoint par Poitiers lors des play off), St Pierre, St Maur et Clamart sont relégués en F3.
De son côté, l'équipe 2 effectue un parcours encourageant. Composée essentiellement de jeunes éléments, la bande de Fred Boire et Thierry Laguiseray connaît des hauts et des bas avec des résultats en dents de scie. Elle termine en bonne septième place avec 9 victoires pour 13 défaites.
Chez les jeunes, ce n'est pas une année faste, problèmes d'effectifs en cadets (engagés en Teulière) comme en juniors (en Phliponneau). Aucune de ces deux équipes ne se qualifie pour les phases finales.
​L'équipe 2008 - 2009:
1er rang, assis de gauche à droite : Laurent BUGARD, Guillaume CASSAJUS, Damien CALLARD, Baptiste HEBERT, André NEGRE, Alexandre RUAULT, Jean-Yves RUAULT (Président), Julien VENTANA, Erwan METOIS, Stéphane DUPRÉ, Abdelhak HAMDA, Maxime JACQUET.
2e rang, debout de gauche à droite : Jean-Michel HEBERT (entraîneur lignes arrières), Olivier GRONDAIN, Morgan SIBILEAU, Bernabel N'JOUGUELA, Sébastien VELEZ (entraîneur pack), Yannick BOUCHET, Adrien RICHARD, Julien MARTINEAU (Capitaine), Eric FABIEN, Ben SAVILLE, Pablo SWANEPOEL, Richard PADDICK, Philippe HEBERT (Manager général).



​2009 - 2010 : fin de rêve...

​Dans un premier temps affectés à nouveau dans la poule 1, les bleus sont finalement reportés en poule 5 en fin d'été. Ils retrouvent tous les autres clubs du Comité Poitou Charentes : Saint Jean d'Angély, Rochefort, Cognac, Angoulème et Parthenay. Les autres équipes sont en Périgord Agenais ou Limousin : Ribérac, Saint Junien,  Cénac, Belvès, Guéret et Gourdon. Les blessures de début de saison plombent les premiers matches et il faut attendre la quatrième journée le 18 octobre pour enregistrer un premier succès face à Gourdon, 28 à 26 à domicile. Vient ensuite une longue série de 14 défaites consécutives au cours desquelles, l'UST s'enfonce irrémédiablement au classement. Les rares bonus défensifs glanés ça et là n'y changent rien. Les bleus retrouvent le goût de la victoire le 11 avril lors de la 19e journée et la venue de Cognac 31 à 25. Après une courte défaite encourageante à Belvès (en présence de Fabien Pelous), ils confirment 15 à 7 contre Guéret avant d'aller prendre une revanche chez le voisin Deux Sévrien de Parthenay 12 à 11 lors de la dernière journée. Ce n'est pas suffisant, derniers de la poule 5, les bleus sont relégués en Fédérale 3 avec Guéret et Angoulème tandis que Ribérac termine premier et est promu d'office et que Saint Junien se qualifie en play off contre Saint Jean d'Angély lors du match décisif.
L'équipe 2 connaît elle aussi une saison difficile. Avec 3 victoires pour 19 défaites, elle termine elle aussi à la dernière place du classement.
Nos Cadets et Juniors sont engagés en Teulière et Phliponneau en entente avec le CO Bocage. Aucune des deux équipes ne se qualifie pour les phases finales.
​L'équipe 2009 - 2010 :
1er rang, de gauche à droite : Erwan METOIS, Maxime JACQUET, Christophe CALLARD, Kevin DUMONT, Damien CALLARD, Thibault MECHE, Kevin MIRANDA DA SILVA.
2e rang, de gauche à droite : Baptiste HEBERT, Fabien BARANGER, Simon GALLON, Alexandre RUAULT, Jean Yves RUAULT (Président), Julien VENTANA, Reynald GORRY, Collen VAN STADEN, Sébastien PRAUD.
3e rang, de gauche à droite : Philippe HEBERT (Manager Général), Morgan SIBILEAU, Aurélien COUDREAU, José ALVAREZ, William BERTRAND, Julien MARTINEAU (Capitaine), Julien BERTHILLIER, Laurent FROGER, Dan MURPHY, Bernabel N'JOUGUELA, Sébastien VELEZ (Entraîneur avants), Laurent BUGARD (Entraîneur lignes arrières).




2010 - 2011 : retour à la Fédérale 3 :

​Pour son retour en F3, l'UST se retrouve dans une poule de 11 équipes des Comités de Bretagne (Quimper, Lanester et Plouzané) des Pays de Loire (Trignac, Chateaubriant et Fontenay - Luçon), du Centre (St Pierre des Corps, Issoudun, Bourges) et les Picto Charentais de Saintes.
Cet exercice s'annonce d'autant plus difficile que la Fédération Française de Rugby annonce une réforme des Championnats Fédéraux pour la saison 2011 - 2012. La F1 passera de 48 à 40 clubs, la F2 de 96 à 80 et la F3 de 224 à 160. Cette réforme a pour but de redonner un sens aux championnats fédéraux où on voit que certaines équipes n'ont pas le niveau suffisant. Elle a aussi l'intérêt de renforcer les championnats régionaux. Toutefois, l'application de cette réforme sur une seule saison paraît bien brutale (en tout 88 clubs de moins en une seule fois sur l'ensemble des trois divisions). Dans ce contexte, on ne sait pas en début de saison combien de clubs seront condamnés à la relégation. Selon les secteurs, 4, 5, 6 voire 7 équipes par poule pourraient descendre...
La saison commence tambour battant avec la réception de Quimper avec une victoire 66 à 5. Lors des matches aller note des victoires à l'extérieur à Plouzané et Lanester, mais aussi des faux pas à la maison face à Trignac et St Pierre des Corps. A la trêve, les bleus sont 5e. La reprise en janvier est catastrophique. A Quimper, les bleus s'inclinent 25 à 24 face à une équipe qui était dernière au classement et ne comptait jusque là qu'un match nul pour 9 défaites. Après un nouveau succès au stade municipal face à Issoudun, nous enregistrons une nouvelle défaite à Fontenay, l'avant dernier du classement. Après ces contre performance, l'UST est descendue à la 7e place et se trouve donc en grand danger. Fort heureusement, la fin de saison verra un sursaut d'orgueil avec 5 victoires lors des 5 derniers matches dont deux à l'extérieur à St Pierre des Corps et Saintes. Nous terminons finalement à la 5e place du classement un tout petit point derrière Saintes et nous ratons d'autant la qualification pour les phases finales.
L'équipe 2 en Excellence B connaît un bon parcours. Avec 13 victoires, 1 nul et 6 défaites, elle termine à la 3e place du classement, qualificative pour les phases finales. Hélas, dès les 1/32e, elle tombe sur un gros morceau : le stade poitevin contre lequel elle s'incline logiquement.
En cadets, en entente avec le COB, notre équipe est engagée en Teulière où elle termine à la 1ère place avec 13 victoires pour une seule défaite. Elle s'incline contre Isle sur Vienne en 1/32e.
Pour la première fois de son histoire, l'Ecole de Rugby voit son effectif dépasser la barre des 100 licenciés. Ses résultats sont contrastés selon les catégories d'âge. Les -13 et -15 participent pour la troisième fois à un grand tournoi dans le Sud Ouest d'où ils rapportent d'excellents résultats (5e et 3e). En championnat, les -13 et -15 évoluent pour la première fois en groupe A. les deux équipes participent aux finales régionales où elle terminent toutes les deux à la 2ème place régionale. Dernière satisfaction pour le club : Emilien Monrouzeau, Arthur Lebeau et Antoine Morin ont fait partie de la sélection régionale des moins de quinze ans. Bravo à eux.


2011 - 2012 : Nouvelle chute.

​Pour leur deuxième saison en Fédérale 3 depuis la descente, les bleus entament une nouvelle saison délicate. En effet, après la réforme des championnats fédéraux nous évoluons dans une poule de dix équipes d'un niveau bien plus relevé que lors de l'exercice précédent. Au menu : Puilboreau et Surgères relégués de F2, Poitiers, La Roche sur Yon, Issoudun, Le Rheu, Nogent le Rotrou, Chateaubriant, et un promu Les Sables d'Olonne.
Les dirigeants ont fait de gros efforts en recrutant Thomas Cassen comme entraîneur / joueur, Nicholas Dodgen troisième ligne Sud Africain et le jeune anglais Mike Dodge. Le début de saison est marqué par une série de blessures à répétition. Thomas Cassen blessé lors des matches de préparation ne reviendra qu'en janvier. Alex Ruault mal remis d'une opération au genou pendant l'été ne devient opérationnel qu'après la trêve, Adrien Richard et Baptiste Hébert subissent à leur tour plusieurs semaines d'indisponibilité. Au plan comptable, cela se traduit par une série de défaites impressionnante. Il faut attendre la septième journée pour enregistrer une première victoire face à Issoudun. Les matches aller se terminent à la dernière place du classement  avec seulement deux victoires pour sept défaites et un seul bonus. La phase retour semble débuter un peu mieux. Face à Puilboreau, c'est pourtant la défaite à l'issue d'une rencontre où les bleus ont dominé la majeure partie du temps... A Poitiers, un des meilleurs matches de la saison mais une nouvelle déconvenue avec en plus un bonus défensif qui échappe dans les dernières minutes. Les Thouarsais donnent l'impression de ne plus savoir gagner. Cette impression se confirme face à la Roche sur Yon (menant 22 à 7 à la pause, défaite 30 - 33), Surgères (3- 0 à la mi-temps et 3 -14 à la fin) ou à Issoudun (13-0 aux oranges pour une défaite finale 13-19)... A l'issue du championnat malgré trois nouvelles victoires (Les Sables, Nogent et à Chateaubriant) et quatre bonus supplémentaires, c'est la neuvième place synonyme de relégation.
L'équipe 2 a elle aussi subi les conséquences de l'avalanche de blessures du début de saison. Malgré un forfait et un match à effectif incomplet, elle termine à la sixième place avec huit victoires, un nul et neuf défaites.
Nos juniors participent au Championnat Phliponneau en association avec le COB et Cholet. Ils terminent seconds de leur poule et sont éliminés par Nogent le Rotrou en barrages.
Les cadets exclusivement Thouarsais depuis la première fois depuis plusieurs années finissent premiers de leur poule Teulière et s'inclinent en phase finale face au RC Orléans. Quatre d'entre eux sont sélectionnés dans l'équipe régionale : Emilien Monrouzeau, Maxime Lavaud, Arthur Lebeau et Elie Pelon.
L'Ecole de Rugby atteint pour la deuxième année consécutive le nombre de cent licenciés. André Méau (minime) est appelé en sélection régionale. Pour la troisième édition du Trophée Graham Ogden, plus de deux cents enfants participent en catégories débutants et mini-poussins. C'est l'UST qui remporte le Trophée.


2012 - 2013 : Retour à la case "Honneur".

​La descente au niveau régional ne se fait pas sans conséquences. 36 seniors quittent le club. Certains arrêtent leur carrière, d'autres partent pour raisons familiales ou professionnelles, d'autres enfin partent pour continuer au niveau national. Il faut reconstruire. Grâce à un noyau dur de purs Thouarsais, nous parvenons quand même à présenter deux équipes. Plusieurs anciens rechaussent les crampons et le jeune Irlandais Ben Traynor vient compléter le groupe au poste d'ouvreur buteur. Il marquera 214 points lors des matches officiels.
La première phase de Championnat se déroule en 4 poules de 4 équipes, nous sommes opposés à Loudun, Ré et Oléron. Sans trop de difficultés, nous terminons à la première place avec 6 victoires en 6 matches et nous sommes qualifiés pour jouer en "Honneur".
En seconde phase, nous retrouvons Saintes, Barbezieux, Chauray, La Tremblade, Les Marcassins, Le COB et La Couronne. Nous enchaînons d'entrée une nouvelle série de 6 victoires dont une d'un point à Barbezieux. Le mois de février se révèle plus difficile, les blessures nous privent de plusieurs éléments et nous nous inclinons à Saintes, La Tremblade et aux Marcassins. La fin de la saison est marquée par une victoire face à Saintes, leader incontesté qui subit ainsi sa seule défaite de la saison régulière. Au final, nous terminons à une honorable 4ème place.
Pour l'équipe 2, la saison ne débute que le 25 novembre, aucune des équipes de la 1ère phase ne possédant de réserve. Les problèmes d'effectifs nous contraignent à déclarer forfait par deux fois et la saison se termine à la 7ème place.
Nos juniors jouent en entente avec le SA Parthenay en Phliponneau et finissent en milieu de tableau. Les cadets (équipe entièrement Thouarsaise) jouent en Teulière B. Ils font une belle saison et en terminant à la seconde place, ils se qualifient pour les barrages où ils sont éliminés par une équipe Teulière A. Nous avons en outre la satisfaction de voir M. Lavault, A. Fabien, E. Monrouzeau sélectionnés en équipe du Poitou Charentes.
L'école de rugby connaît elle aussi une bonne saison avec plusieurs jeunes appelés en sélection et de bons résultats lors des différents tournois auxquels elle a participé.

2013 - 2014 : une saison inoubliable.

Quelle saison!...
Comme l'année précédante, la saison se déroule en deux phases. La poule de brassage nous oppose à La Tremblade, et à nouveau Loudun et Ré. Nous terminons à la première place avec 6 victoires en autant de matches, dont une très encourageante à La Tremblade.
Pour la deuxième partie, nous retrouvons La Tremblade, Barbezieux, Chauray, Les Marcassins, Le COB, Marans et La Couronne.
Après une première victoire contre Marans (12-0), nous allons nous incliner face à des Trembladais revanchards (8-33). S'en suivent une victoire face au COB (25-0) et un nul 15-15 à Chauray qui commencent à montrer des signes prometteurs d'autant que vient ensuite une large victoire 47 à 12 sur le terrain de La Couronne. Hélas, lors du dernier match aller, nous concédons une défaite à domicile contre Barbezieux dans des conditions climatiques difficiles pour les deux équipes (12-16). Le 5 janvier, nous allons remporter une nouvelle victoire aux Marcassins 23-12 pour un match en retard. A l'issue des matches aller, nous figurons à la troisième place, 4 points derrière La Tremblade et 2 derrière Barbezieux. Les matches retour démarrent sur les chapeaux de roue. Victoires contre les Marcassins 44-11, à Marans 41-14, contre La Tremblade 46-17, au COB 32-25, face à Chauray 17-15 et La Couronne 45-13. Il ne reste plus qu'à aller défier Barbezieux en Charente pour un match couperet, le vaiqueur terminera premier et montera automatiquement en Fédérale 3. Le battu devra attendre le résultat de La Tremblade pour savoir qui termine second et se qualifie pour les phases finales du Championnat de France. Dans une ambiance survoltée, nos bleus ne résistent pas à la pression et sont battus 22 à 5, c'est donc Barbezieux qui a son ticket pour la Fédérale 3. Dans le même temps, La Tremblade n'a pas tremblé à La Couronne (36-10). Nous terminons donc à la troisième place 3 points derrière barbezieux et à 2 de la Tremblade. On pense la saison terminée mais un dernier rebondissement va nous remettre en course. la Tremblade n'ayant pas respecté ses obligations en termes d'arbitrage est pénalisé de deux points... et nous nous retrouvons à égalité. Il doit alors être procédé aux vérifications par critère. Aux points terrains entre les deux équipes, il y a toujours égalité. Au nombre de jours de suspension, nous sommes classés seconds, ce qui nous ouvre droit à disputer la finale régionale et les phases finales.
Enfin un titre.
Le 27 avril, nous retrouvons donc Barbezieux sur le terrain de Ruffec pour la finale régionale. Déjà battus deux fois lors des phases régulières, les bleus veulent absolument prendre leur revanche. Sous une pluie battante, les bleus font la course en tête (grâce à la botte de Ben Traynor qui passe 5 pénalités) jusqu'à la 72ème minute. A ce moment, les Charentais passent devant sur un essai (15-16). Les Barbeziliens y croient et scandent "jamais deux sans trois". C'est sans compter sur Ben dont le pied ne tremble pas à la dernière minute pour la pénalité de la gagne : 18-16. Soulagement et joie, les Thouarsais incrivent pour la première fois de leur histoire leur nom sur le bouclier (ils avaient déjà remporté le titre de Champion régional à une époque où il était attribué directement au premier du championnat régulier, sans finale régionale).
Phases finales du Championnat de France : jusqu'en 1/4 de finale.
Les 1/32e de finale nous opposent à Lannester sur le terrain de Trignac. L'obstacle est passé relativement facilement, 50 à 10. En 1/16e, c'est Joué les Tours à Chinon, nouvelle victoire 31-14, pas si facile que ne semble l'indiquer le score...  Les choses commencent à devenir sérieuses et on se met à espérer une montée en Fédérale 3. Notre 1/8e nous oppose à Hérouville sur le terrain du Mans, une victoire serait quasiment synonyme de montée. Il fait lourd et le match est serré, aucune des équipes ne parvient à prendre le large. A la fin du temps réglementaire, nous menons 23-20 après être revenus au score mais aussi avoir défendu dans notre camp une bonne partie de la seconde période. Les minutes sont interminables et le botteur normand remet les deux équipes à égalité à la dernière seconde. Prolongations. Un peu plus frais, les bleus campent dans le camp adverse et après un premier échec, Ben Traynor passe une pénalité avec l'aide du poteau... 26-23. Plus rien ne sera marqué et les Thouarsais se qualifient pour la première fois de leur histoire à un 1/4 de finale de Championnat de France Honneur... et assurent leur montée en Fédérale. Le dimanche suivant, c'est Villeréal à Barbezieux. Privés de 4 joueurs du pack, les héros sont fatigués et s'inclinent lourdement 38 à 3. Défaite logique, mais le score est sévère compte tenu des absences.
Nos joueurs nous ont fait vibrer tout au long d'une saison passionnante. Certains de nos "anciens" décident de raccrocher les crampons à l'issue d'une formidable aventure sportive et humaine. Merci à Wesley, Fabien, Mathieu, Thomas, Erwan, Stéphane et Alex.

Notre équipe 2 connait encore cette saison les aléas de notre championnat, ne jouant que deux matches lors de la première phase (une victoire et une défaite contre La Tremblade). En deuxième phase, elle termine à la quatrième place.

Nos juniors en entente avec Parthenay jouent en Phliponneau, second de leur poule, ils passent le barrage et le 1/64e de finale avant de s'incliner en 1/32e face à une équipe bordelaise. De ce groupe, quelques joueurs ont fait leurs débuts en seniors : Antoine Morin, Baptiste Sallio, Brice Dieumegard, Elie Pelon, Luc Alexandre Kédoté auteur de 7 essais pour l'équipe 1 et Emilien Monrouzeau qui a marqué deux essais le jour de ses dix-huit ans en 1/32e de finale contre Lannester. Un grand bravo à eux.

Nos cadets à XII jouaient en championnat régional, ils ne se sont pas qualifiés pour les phases finales.

Enfin l'école de rugby a connu une saison très honorable, participant à tous les rassemblements organisés par le Comité.

2014 - 2015 : court séjour en F3.

Pour cette nouvelle aventure en Fédérale 3, nous sommes affectés à la poule 1 avec Rennes, Le Rheu, Plouzané, Quimper, Auray, Saint-Sébastien, Trignac, Chinon et Parthenay. Après les retraites de 6 de nos anciens et le départ de notre buteur Ben parti goûter aux joies de la Fédérale 2, on mise sur nos jeunes pour bâtir un nouveau groupe. Malgré des débuts prometteurs à St Seb. et face à Chinon, il faut attendre la dernière journée des matches "aller" pour enregistrer une 1ère victoire face à Quimper. Une avalanche de blessures n'arrange pas nos affaires et la phase retour se solde par deux victoires pour sept nouvelles défaites. Néanmoins, nos garçons se sont battus jusqu'à la dernière seconde, remportant le dernier match à la fin des arrêts de jeu à Quimper alors que les deux équipes sont condamnées à la relégation depuis déjà longtemps... Nous terminons 9èmes sur dix avec seulement trois victoires pour quinze défaites. Notre équipe 2, amputée par de nombreuses absences dues aux blessures subit le même sort et termine à la dernière place. 
Nos cadets et juniors sont alignés en Teulière B et Phliponneau B en entente avec le COB. Ils terminent respectivement à la 2ème et 3ème place de leur poule, ce qui ne leur permet pas d'accéder aux phases finales.
L'école de Rugby montre à nouveau une belle vitalité en participant à toutes les compétitions régionales.
Nous avons encore eu la satisfaction de voir plusieurs de nos jeunes sélectionnés dans nos équipes régionales dans différentes catégories, montrant que la formation Thouarsaise fait toujours ses preuves. Deux nouveaux éducateurs ont subi avec succès la formation fédérale.

2015 - 2016

Ce retour au niveau régional s'avère très compliqué. Après deux victoires à St Geoeges des Baillargeaux et face à Aytré, nous enchainons une série de 6 défaites consécutives à La Couronne, Villeneuve des Salines, Rochefort et marans et à domicile contre Chauray et Saintes. Nous ne renouons avec la victoire que lors du dernier match aller contre le leader Barbezieux. La phase retour nest pas meilleure avec 4 victoires (St Georges, La Couronne, Villeneuve et Rochefort) pour 5 défaites. Au final, c'est la huitième place, le maintien est assuré d'extrème justesse...
Avec le même nombre de victoires que l'équipe 1, la 2 finit elle aussi à la 8ème place.
Nos Cadets et Juniors ont participé en entente avec le COB aux championnats Teulière et Phliponneau. Les cadets terminent à la quatrième place et les juniors terminent premiers mais sont éliminés dès le premier match de phase finale contre Fontenay / Luçon.
Notre École de rugby a à nouveau porté hautes nos couleurs tout au long de la saison. Barnabé et Nicolas ont suivi avec succès la formation d'éducateur.
Cette saison a aussi été marquée par la sélection en équipe de France U17 de Thomas Lavault. Par 5 fois, il a porté le maillot frappé du coq en Italie, Irlande et en Angleterre. Toutes nos félicitations et bonne chance sous tes nouvelles couleurs du Stade Rochelais.